Les Vietnamiens en tête-à-Têt

Ahhh les Vietnamiens… Outre ses paysages et ses découvertes, un voyage est forcément alimenté par ses habitants, d’où découle une certaine ambiance. Celle du Vietnam fut particulière, renforcée par la fête du Têt qui n’aida pas à la décompression et au lâcher prise.

Les Vietnamiens, une expérience à part

Avant de partir, beaucoup m’ont évoqué le caractère spécial des Vietnamiens, ne respirant pas franchement l’accueil et la chaleur humaine. Cette réputation ne m’a pas empêché de prendre mes billets d’avion, ne pensant pas une minute que cet aspect allait ternir un tant soit peu mon voyage. Loin de l’idée de vouloir écrire une missive à leur encontre ou vous dégoûter de vous y rendre, je vous livre seulement mon expérience. Grand nombre de personnes ont eu une approche différente de la mienne, et associe le Vietnam aux bons souvenirs.

Comme dans beaucoup de pays pas très riches, pour ne pas dire pauvres, en tant qu’occidentaux nous sommes vus par les Vietnamiens tels des porte-monnaie sur pattes. Alpagués en permanence sur les marchés, devant les boutiques ou restaurants, cette loi du marché n’est pas surprenante, j’ai vécu la même chose au Pérou ou à Cuba. Mais là où ça commence à coincer, c’est lorsque l’arnaque prend le dessus. Des prix annoncés à la tête du client, négociables ou non, qui ne semblent pas avoir de logique. Exemple probant : je prends un bus local pour me rendre à Can Tho, après avoir négocié avec plusieurs chauffeurs vietnamiens, un m’annonce un prix respectable. Tout va bien, je prends place, et au bout de 20 minutes de route, le « contrôleur » vient me faire payer mon ticket. Surprise, le prix a doublé. J’ai beau lui expliquer ce que l’on m’avait promis, rien à faire, il ne fait aucun effort pour essayer de comprendre, devient agressif, me dit de partir de son bus, et lorsque je cède (disons qu’en pleine campagne, mes chances de survie étaient faibles, comme Léo), il m’arrache les billets en m’insultant. Ambiance. J’ai aussi eu droit au taxi qui fait trois fois le tour de la ville pour me déposer à 200 mètres de mon lieu prévu.

Des exemples j’en ai une liste infinie, pour seulement deux semaines sur place. Au delà de ce racket organisé, j’ai senti un gros manque de civisme envers les autres. Bousculer son prochain semble être un loisir, tout comme cracher n’importe où, ou bien le code de la route inexistant qui rend les scooters et voitures peu enclins au désir de freiner lorsqu’un piéton traverse. Coucou scooter sympa qui me fait une queue de poisson, et me fait tomber de vélo tout en repartant en ricanant.

La barrière de la langue n’arrange rien et est tout autant compliqué. Les Vietnamiens parlent très peu l’anglais, et semblent peu intéressés par le fait de se faire comprendre des étrangers. L’échange est forcément limité, et même pour les choses basiques comme prendre un bus, une nuit dans un hôtel, ou obtenir n’importe quelle information. Pour faire simple, en deux semaines dans ce pays, le seul véritable échange que j’ai eu, était avec un franco-vietnamien. C’est  tout de même un peu triste.

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Le Têt et autres contrariétés

Autre problème pendant mon séjour : la fête du Têt. Nouvel an vietnamien, c’est surtout la plus importante fête de l’année, où tous profitent de leur vacances pour se rendre dans leurs familles à la campagne. Avant de partir, je me réjouissais à l’idée d’être en plein dans cette période, et de voir des célébrations en tout genre. Là où les guides et autres sites internet parlent d’une ambiance festive, aucun n’énonce le fait que ça complique le séjour. Comme toutes périodes de vacances qui se respectent, la majorité des transports sont complets et les hôtels et restaurants gonflent leur prix (20 % en plus sur l’addition, clairement mentionné sur la carte).

Ma manière de voyager est simple : au jour le jour, je limite mes réservations et me laisse porter par l’ambiance d’une ville. Je m’y sens bien, je prolonge mon séjour, dans le cas contraire je l’abrège. La liberté des vacances en somme. Après une semaine au Vietnam, je m’apprête à rentrer au Cambodge et, par chance, rencontre des français me conseillant très fortement de réserver dès ce jour ma dernière semaine au Vietnam. C’est à dire, dix jours avant, l’horreur. Je fus ainsi forcée de passer plusieurs heures sur booking, et sur les sites de réservation de transport. Les bus étaient pleins, je n’ai pas eu d’autre choix que de prendre un vol interne hors de prix, qui chamboula tout mon itinéraire. Je n’avais plus aucune marge de liberté dans mon voyage, et là où ma déception prit un gros coup dans sa tête, c’est que je serais bien restée au Cambodge jusqu’à la fin de mon séjour, tant j’ai aimé ce pays. Mais je n’avais plus le choix, et fus contrainte de retourner au Vietnam pour cette dernière semaine.

Certains touristes m’ont dit que cette attitude des Vietnamiens était en partie liée au Têt. Car c’est aussi le moment pour eux d’exhiber leur richesse, d’où ce besoin permanent d’arnaquer son prochain. Et donc une pression qui les rendrait tant stressés et désagréables.

Ça m’intéresserait d’avoir vos retours à ce sujet, que vous y soyez allés pendant le Têt ou en dehors. C’est extrêmement dommage, c’est un joli pays, mais pour ma part terriblement terni par le comportement de ses habitants.

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Elle semblait sympa, avant de me prendre mon argent pour son plein d’essence…

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1 Thought to “Les Vietnamiens en tête-à-Têt”

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