Phu Quoc Island

Située au Sud du Vietnam, l’île de Phu Quoc est le spot paradisiaque par définition. Ses belles plages interminables et son décor tropical sont propices à la farniente. Ici on bulle, on mange et on profite de ne rien faire.

Phu Quoc, le petit paradis du Vietnam

Arrivée pour deux jours de détente sur l’île, le bus me dépose à un arrêt a priori non loin de mon hôtel. J’insiste lourdement sur la notion du « a priori« , puisque ce charmant chauffeur (vous la sentez l’ironie ?) me dit sans scrupule que c’est à côté. Confiante je m’y rends à pieds. Mon hôtel était à deux kilomètres, avec 15 kilos sur le dos, et 40 degrés au dessus de ma tête, et le soleil brûlant ignorant ma peine. Ce n’est pas une personne humaine qui est parvenue à destination, mais son schéma approximatif trempé. Voilà, la chose étant dite, revenons sur ce qui nous intéresse : le repos. Mon hôtel Ngoc Viet Bungalows, est une succession de petits bungalows collés les uns aux autres, dans un mignon jardin arboré, chacun prolongé d’une terrasse.

Comme son homologue balnéaire Kep, je vous recommande de louer un scooter si vous ne souhaitez pas rester trop statique. J’ai testé le vélo, et l’idée était un poil optimiste ; les distances sont beaucoup plus grandes qu’on le pense, et j’ai fait demi-tour après 40 minutes de pédalage acharné pour aller à la plage d’Ong Lang. Donc, pour se véhiculer, pensez pratique, pensez scooter ! (On les sent mes études de pub là).

Pour finir agréablement ma journée, direction la plage la plus proche pour me délecter d’une baignade et du coucher de soleil. L’eau est sans grande surprise délicieuse, et je ne me lasse pas de la beauté du soleil s’endormant sur l’horizon.

phu quoc

Je dîne le soir au restaurant Mystic, tenu par un franco-vietnamien. Je peux échanger avec lui sur nos expériences communes, tout en savourant ses plats savoureux. Ça fait du bien de discuter avec un résident, cela m’a vraiment manqué durant mon voyage dans ce pays.

phu quoc-restaurant

Prends ton scooter, on s’en va !

Le lendemain, après mon petit déjeuner habituel de championne à base de bananes et biscuits, je chevauche mon scooter pour refaire ma journée à la Easy Rider. Je m’arrête sur la route voir la pagode Ho Quoc, tout aussi belle que ses copines vietnamiennes, son paysage balnéaire en arrière-fond la rend encore plus éclatante.

phu quoc- pagode

Direction ensuite la Coconut Prison. Son nom aux sonorités paradisiaques révèlent plutôt l’opposé. Construite par les colonialistes français avant la Seconde Guerre mondiale, elle a été utilisée par les Américains pendant la Guerre du Vietnam. Entièrement conservée et ouverte à la visite, elle est d’usage commémoratif. A l’instar du musée des vestiges de la guerre d’Hô Chi Minh, l’endroit possède des souvenirs qui font mal au cœur, et je n’arrive pas à m’habituer à cette horreur passée.

phu quoc-coconut prison

Pour se rafraîchir et déjeuner, je continue ma route vers la plage de Bai Sao, tout au Sud de l’île. De par sa distance de Duong Dong, la capitale, elle est plus sauvage et quasiment déserte. Avec tous les complexes hôteliers en pleine construction le long du littoral, c’est une des dernières plages épargnées par ce phénomène d’édification.

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Les perles de Phu Quoc étant classées comme les plus belles au monde, rien que ça, je me suis dit, chouette allons visiter une ferme de perles ! Je roule une bonne heure sur un chemin de terre rouge vif, absolument pas balisé, à la recherche d’une ferme. Une grande est signalée, je m’arrête, et la déception m’absorbe. L’endroit est d’un intérêt extrêmement limité puisqu’il s’agit d’une immense boutique entourée de 2-3 bassins à huîtres. Rien de grave, la promenade dans le chemin cabossé était plutôt rigolo.

En plus de ses perles, Phu Quoc est également réputé pour son Nuoc-mâm. Donc je me dis, re-chouette, allons revisiter une fabrique ! Manque de pot (oui, encore..), je me trouve nez à nez avec juste une grande pièce remplie de très hautes cuves, seulement l’odeur chargée en poisson puant est saisissable. Ma déception aurait pu s’arrêter là, avant de savoir qu’il était impossible d’en ramener dans l’avion. Je pleure à l’intérieur mais reste digne.

Ma journée road-trip à deux-roues prend fin après un dernier bain à Ong Lang Beach. Ces deux journées au paradis ont rechargé mes batteries avant mon départ vers le Cambodge.

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