Easy rider à Mui Ne

Station balnéaire au Sud-ouest du Vietnam, Mui Ne est le lieu de rendez-vous des surfeurs et des russes. Réputée également pour ses dunes de sable rouge, c’est l’endroit idéal avant de repartir vers la France.

Sur la route de Mui Ne

Depuis Hô Chi Minh, je prends un « sleeping bus » pour les six heures de trajet vers Mui Ne. Un peu étrange d’être sur des banquettes en lits superposés en plein jour, mais c’est plutôt agréable, enfin ça aurait pu l’être si le chauffeur ne s’était pas endormi sur le klaxon. Et encore plus si son steward n’était pas aussi désagréable et méprisant. Mais bon, je commence à m’y faire après deux semaines dans ce pays.

Arrivée à Mui Ne, je loge au Surfers Guesthouse, succession de petit bungalows à une centaine de mètres de la plage. J’enfile mon maillot de bain, rangé depuis trop longtemps, pour faire coucou à la mer. Étendue sur 22 kilomètres, la plage a des airs d’Atlantique et la mer mouvementée est pleine de kite-surfeurs. L’eau est bien plus froide qu’à Phu Quoc ou Kep, et en grosse frileuse je n’y trempe que les pieds. Mr.Panda lui, s’y jette sans réfléchir, donc ce froid doit être une question de point de vue. Je profite du sable puis repars à l’hôtel pour savourer une douche, qui ne marche pas.

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Après m’être battue contre la pression de l’eau, je suis enfin propre pour mon rituel apéro-dîner-dodo. La mission pourtant toute simple de trouver un bar se révéla d’une difficulté insoupçonnée. Étonnamment, tout semble vide, aucun bar vivant ne se présente à moi, et je finis dans un restaurant touristique comme j’aime (ironie j’écris ton nom). Comme par hasard, ils n’ont plus la bière la moins chère, mon sang a trop bouilli pour remettre le couvert. Je pars ensuite dîner au « Moon restaurant ».  L’attente est interminable, mais mon plat est délicieux : un barracuda à la sauce tamarin. Petit cocktail pour conclure la soirée dans une autre grande enseigne, toujours vide de touristes. Je me commande un Mai Tai, qui se boit comme du petit lait, tellement que je me demande si la présence d’alcool est réelle. J’ai beau tenter de confirmer ça auprès du serveur, il me prétend le contraire. Ce ne sera que la 159ème arnaque de mon voyage.

Bécane, plage et dunes

Le lendemain, je loue un scooter pour profiter de cette dernière journée. Je me rends à la boutique de location trouvée la veille, et le prix est étrangement passé de 150 000 à 200 000 dongs. Blasée, je me rends à l’évidence que aucune revendication ne sera utile. Accrochée à Mr.Panda, le scooter se balade vers une jolie plage, avec une eau toujours aussi froide, puis passe dans le centre de Mui Ne : l’endroit est incroyablement sale grâce à des tas d’ordures décorant les rues.

Je m’arrête déjeuner au VKS, club de surf faisant également bar-restaurant. Sur la plage, je peux déguster mes savoureuses nouilles au crabe, quasiment les pieds dans le sable. L’ambiance est en plus très agréable, tout comme le service, chose assez rare pour être mentionnée.

Après cette pause plaisante, je repars voir les tours Cham de Po Shanu, celles-ci permettant d’avoir une vue sur toute la ville. Pas fantastique, mais permettant de tuer le temps de façon utile. Sur le chemin du retour, je passe devant un charmant port, où les bateaux d’un bleu vif remplissent la baie. Puis, je retourne me prélasser sur une plage, la dernière de mon séjour. Je trouve enfin le courage de m’y baigner, et m’offre en guise de récompense une noix de coco que je sirote avec délectation.

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Je décide d’aller sur les dunes de sable pour le coucher de soleil. Là encore je suis estomaquée par la saleté polluant le lieu, transformé en poubelle géante. En plus des ordures, les dunes sont aussi remplies de gens. Je trouve le courage de les grimper et de m’éloigner un peu de la foule. Le ciel brumeux empêche un coucher de soleil flamboyant, et l’instant est gâché par les asiatiques braillant à côté de moi.

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En rentrant, je tombe en panne, par chance à 10 mètres d’une boutique vendant de l’essence. Je paye directement cette chance inespérée avec le non-démarrage du scooter. Au bout de 15 minutes, quelqu’un daigne m’aider après que Mr.Panda ait demandé avec insistance. Je ne vais pas en rajouter une couche sur les Vietnamiens…

Pour cette dernière soirée du voyage, je célèbre ça au Joe’s café où l’ambiance bat son plein. Je me fais plus ou moins avoir sur ma bière, mais essaye de passer outre. Un concert live au départ acoustique, devient moins agréable lorsqu’une chanteuse se met à brailler à pleine bronches. Direction le dîner vers le Breeze restaurant, l’endroit est idyllique, avec ses tables posées romantiquement autour d’une piscine. Les prix semblent raisonnables pour le cadre, mais finalement excessifs de par les plats déceptifs et sans trop de saveur que j’ai pu déguster. Je termine cette soirée par un Mai Tai au bar du restaurant, qui n’a rien à voir avec le jus de fruits de la veille.

Ce petit spot qu’est Mui Ne, ne se présente pas comme une étape essentielle, mais un bon moyen de terminer le voyage au soleil, dans un contexte plus qu’agréable.

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