Waterworld à Las Penitas

Après un agréable séjour à León, je poursuis mon voyage vers Las Penitas. Ce petit village de pécheurs sur la côte Pacifique nicaraguayenne, invite tout voyageur à la tranquillité loin de la foule.

La vie aquatique de Las Penitas

Une heure de bus plus tard, je suis déposée avec Mr. Panda devant l’hôtel que je convoitais La Barca de Ojo. Ce grand lodge est situé au bord de l’eau et offre une jolie vue sur la réserve naturelle. L’endroit semble idéal pour chiller. On a le choix entre une chambre standard ou une cabane écologique avec toilettes sèches et douche approximative. Après une longue hésitation et un pile ou face plein de tension, la chambre plus confortable l’emporte ($27 la nuit tout de même). Le lieu est paisible et rempli de rocking-chairs, hamacs et canapés pour se prélasser avec un jus de fruit à la main offert par la maison. Bonheur vous dites ?

Plusieurs activités sont proposées par l’hôtel, dont un cours de surf que mon Mr. Panda court profiter ($20 l’heure). Nous partons ainsi en direction de la plage où le professeur nous attend. Je m’enfonce dans le sable telle une paparazzi pour immortaliser les innombrables chutes et prouesses de mon apprenti surfeur.

Puisque la farniente et le sport ça creuse, nous retournons à l’hôtel pour déjeuner. Nous cédons au plato typico à base de tostones, formage, haricots et nachos. Toujours aussi copieux, le plat est bon, enivré de gras et saupoudré d’un soupçon de culpabilité.

Gang de tortues

En fin d’après-midi, nous partons avec six autres personnes dans une grande barque motorisée pour l’activité phare du coin : la mise en mer des bébés tortues. Après une jolie balade dans la mangrove, le bateau nous dépose à quai. S’en suit 5 minutes de marche jusqu’à la plage.

Deux guides nous attendent et nous demandent d’aller nous nettoyer les mains dans l’océan (on va tenter de croire que la mer possède des vertus d’auto-lavage…). Ces deux gentils messieurs ouvrent un seau où grouille une quinzaine de bébés tortues. J’en adopte une et la baptise Ninja. Elle s’amuse dans mes mains, s’agrippe à mes doigts et tente même de s’envoler, petite intrépide va ! Elle est toute minuscule et pourtant tellement vivace. Il faut savoir que ces bébés sont nées 2 heures avant notre arrivée et s’apprêtent à vivre le grand saut dans l’océan. A côté, les bébés humains sont de véritables mauviettes, de quoi prendre des leçons d’autonomie.

Tortue Ninja vers l’océan

Nous emmenons ensuite tous notre bébé vers la mer pour les déposer sur le sable. Ma nouvelle vie de maman n’aura duré que 5 minutes, je me résigne à laisser Ninja voguer vers son indépendance. Disposées telles des voitures de course, toutes les tortues miniatures sont désormais prêtent pour le monde adulte. Si certaines foncent vers l’eau, d’autres sont moins téméraires et préfèrent attendre que la mer les prennent (et c’est pas moi qui le dit). Pourtant si jeune, Ninja se fait vite embarquer par la grandeur de l’océan, à la découverte de la vie aquatique ou de la bouche d’un requin.

Même si on peut contester le côté très touristique de l’action, ce fut un très chouette moment. Et l’activité est noble puisqu’elle permet la sauvegarde des tortues pour empêcher que les bébés ne meurent rapidement à la suite de leur naissance. Après avoir aidé Ninja, je me sens mi-Bardot, mi-Hulot, et m’auto-récompense grâce à une bière fraîche à mon retour (il ne faut pas pour autant oublier les vraies valeurs de la vie).

Nous restons pour l’apéro avec deux francos-québécois rencontrés lors de l’excursion. Après plusieurs bières, ils nous abandonnent et nous poursuivons notre soirée dans notre charmant jardin. S’en suit un dîner salvateur aux crevettes coco avant de sombrer dans un sommeil animé par mes rêves de Ninja.

Las Penitas est une escale qui ne nécessite pas plus d’un ou deux jours sur place. L’attraction des tortues vaut le détour, tout comme la détente totale dans un environnement au calme. 

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