Happy feet à Paracas

Avec ses îles Ballestas et sa réserve nationale, la petite ville de Paracas mérite une étape dans son voyage. Entre animaux par milliers sur les îles ou côtes Pacifique sauvages dans la réserve, cette zone naturelle respire le dépaysement.

Paracas et ses îles Ballestas

 Le lendemain de mon arrivée à Lima, je pars directement vers Paracas à 7h30. Plusieurs compagnies de bus propose des trajets réguliers, avec « Oltursa » il faut compter entre 60-70 NS. Après 3h30 de voyage, j’arrive à destination dans ce charmant bourg agrémenté d’un joli port de pêche. Je loge au Refugio del pirata, hôtel correct où les chambres embrassent une grande piscine. J’y passe une bonne partie de l’après-midi, toujours peu remise de mon décalage horaire. Je profite également de ce temps libre pour flâner sur le port et dans les rues environnantes.

paracas-port

Après une bonne nuit chez les pirates, je file sur le port de Paracas pour embarquer dans le bateau à destination des îles Ballestas. Cet archipel d’îles péruviennes est abondamment habité par des pingouins, lions de mer, pélicans ou flamands roses. Depuis ma grosse barque, j’observe cette faune sauvage, peu intéressée par tous ces touristes les fixant de leurs gros appareils. Le bateau peut même s’approcher très près, pour voir les lions de mer à seulement deux mètres. Nullement dérangés, ils poursuivent leur sieste ou toute autre activité banale de lion de mer contemporain en phase avec son époque. Le temps est gris mais l’atmosphère est chargée de ces cris d’animaux formant une chorale inédite. Il est rare de pouvoir profiter d’un lieu encore préservé comme celui-ci, en espérant que l’afflux de touristes ne le dénature pas.

paracas-ballestasIMG_6612

Le spectacle fini, le bateau reprend la mer vers le port de Paracas. A peine les pieds sur terre, je reprends un mini-bus pour poursuivre la journée vers la réserve nationale. Vous n’aurez pas d’autre choix que faire ce périple par le biais d’un circuit organisé. Ce ne fut néanmoins pas l’horreur annoncée, les bus sont petits, et sur place vous aurez du monde quoiqu’il arrive.

La merveille de la réserve naturelle

Sur une plaine infinie de sable et de terre rouge, le bus sillonne entre les pierres. Fenêtres ouvertes, je me remplis les poumons de cet air chaud et iodé. Premier stop pour observer les flamands roses. On ne les voit que de loin, mais grâce à ma paire de jumelles je peux assister à leurs jeux de jambes. Ces jolies tâches roses offrent à l’horizon un tableau ravissant.

paracas-reserve

Je reprends la route dans mon bus, qui s’approprie avec plaisir le chemin plus ou moins balisé. Les cheveux aux vents et le corps rebondissant à chaque accrocs de route, j’ai sept ans à nouveau. Je descends à la plage rouge, et mes yeux assistent à un panorama incroyable. L’océan bleu vif s’échoue sur un sable d’un rouge chaud, avec ses falaises dorées comme barrière. Le mélange de couleurs est splendide et, comme hypnotisée, je parviens difficilement à détourner mon regard.

paracas-reserve-2

Avec peine, je pars déjeuner à Lagunillas, où un mignon port de pêche logé sur une plage est rempli de petits restaurants. En plus de mon Mr.Panda, j’ai comme voisin de table un pélican qui voit ici l’occasion de me piquer de la bière. Avant de repartir, je profite des lieux pour me balader et admirer le paysage, toujours plein d’animaux sauvages.

Si vous avez le temps dans votre parcours, je ne peux que trop bien vous conseiller de vous arrêter à Paracas. Ces deux excursions pleines d’animaux, de nature et d’iode furent une première étape parfaite pour entamer mon voyage.

paracas-breaking-bad
J’ai même pu voir Walter White

paracas-pelican

paracas-dune-ballestas

Related posts

Leave a Comment